Edition de janvier 2020

Actualités fondact

Groupe de travail Fondact

Plusieurs adhérents disposant d’un actionnariat salarié significatif ont alerté l’Association sur les difficultés auxquelles elles font face pour l’étendre davantage. En effet, ces sociétés ont un actionnariat composé d’investisseurs institutionnels et d’OPCVM, qui confient l’examen des résolutions aux Assemblées Générales à des conseils en droits de vote, les Proxys. Or il apparait que le plus souvent, ceux-ci conseillent ou votent défavorablement au nom de leurs mandants les résolutions visant les augmentations de capital réservées aux salariés. Fondact a donc décidé de créer un groupe de travail, dont l’objectif est de comprendre et d’analyser, avec le concours des Proxys, les raisons de cette position, et de faire valoir les vertus que la recherche attribue à l’actionnariat salarié sur la performance économique des entreprises.

 

 

Accords d'intéressement

Pénicaud et Le Maire veulent que 3 millions de salariés profitent d'accords d'intéressement. La ministre du Travail et le ministre de l'Economie étaient ce lundi dans l'Essonne pour vanter le dispositif simplifié des accords d'intéressement. Avec moins de 2 millions de salariés qui bénéficient d'accords, « le compte n'y est pas ».

Lire l'article paru dans Les Echos le 27 janvier 2020

Voeux de Michel Bon, président de Fondact

C’est maintenant !

Tout est en place. La loi Pacte a été votée, les décrets sont publiés, et la grande « instruction » administrative est sous presse. Tout ce qui a été bâti depuis plus de deux ans par le Gouvernement, avec le concours actif de Fondact et de ses adhérents, est là, à portée d’usage. Des impôts en moins, des outils nouveaux pour les PME et pour l’actionnariat salarié, un lien plus efficace entre épargne salariale et retraites, beaucoup de choses inédites et utiles sont maintenant à la disposition des entreprises.

Le vœu de Fondact, en ce début d’année 2020, est tout simple : qu’elles s’en servent ! Parce que ce n’est pas gagné d’avance. Il y a d’abord les freins traditionnels, qui n’ont pas disparu pour autant. Le frein à pied du patron fourmi qui ne veut rien partager avec son personnel ; le frein à main des salariés cigales pour qui de l’argent tout de suite est l’alpha et l’oméga du dialogue social ; le frein moteur des agents du fisc (et ici surtout de l’URSSAF) toujours prêts à exploiter la moindre ambiguïté des textes pour gratter quelques euros.

Mais surtout c’est une dynamique qu’il faut prolonger. Nous sommes loin, très loin du but. Moins de la moitié des salariés français ont bénéficié de l’épargne salariale l’an dernier. Ce qu’ils ont ainsi accumulé au fil des ans grâce à cette épargne représente à peine plus de 1% du patrimoine des ménages français. Et seules trois entreprises cotées comptent plus de 10% de leur capital détenu par leurs salariés et retraités. Sur ce très, très long chemin qui reste à parcourir, il faut continuer à avancer. Pour apporter à notre pays plus de prospérité. Pour contribuer à la cohésion sociale. Pour rendre nos entreprises plus solides et plus dynamiques. Pour donner du sens, tout simplement.

Depuis 2017, le Gouvernement est enfin devenu ouvertement favorable à l’entreprise participative. Il pense avoir fait beaucoup pour elle, notamment par la baisse sélective du forfait social et par la loi Pacte. Et si maintenant, il ne se passait rien, ou pas grand-chose ? On aurait des excuses, parce qu’on a le nez sur les grèves des transports publics ou bien sur les vagues géopolitiques de l’agitation brouillonne de Donald Trump ? Eh bien, il nous faudrait au moins dix ans pour ranimer un même intérêt politique pour nos idées !

Fondact, bien sûr, mais aussi chacun de vous, chacune de vos entreprises ou organisations, nous devons donc veiller tout spécialement en 2020 à ce que la vague de l’entreprise participative se lève bien partout et emporte avec elle les dernières résistances.

D’avance, merci ! Et très bonne année à tous.

Michel Bon, Président de Fondact

 

 

Les propositions des professionnels pour doper l'actionnariat salarié

Il y a deux ans, lors des débats sur la loi Pacte, Bruno Le Maire a exprimé le souhait que 10 % du capital des entreprises françaises soit détenu par leurs salariés, contre  moins de 4 % aujourd'hui. Le message n'a pas échappé aux professionnels de l'épargne salariale et aux entreprises adeptes de ce mécanisme. Ils ont pris le ministre de l'Economie et des Finances au mot et lui ont remis, le 13 décembre dernier, une série de propositions pour atteindre cet objectif.

Selon l'association Fondact à l'origine de ce rapport, il faudrait orienter pas moins de 350 milliards d'euros vers l'actionnariat salarié...

Lire l'article paru dans Les Echos le 20 12 2019

Vu dans la presse

Bercy promeut l'intéressement à grand renfort de communication

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